2015


LE P’TIT BAZ’ART 2015 - 14ème édition

 

 

Samedi 12 décembre de 14h à 00h et

Dimanche 13 décembre de 10h à 20h
Entrée libre
Sur le site ALSTOM - 50 rue Oberlin - Nancy


 Exposition d’été à la galerie TEM

 

Du 31 mai au 04 octobre

55 Grand'rue 54330 Goviller

Ouverture le dimanche de 14h 00 à 19h 00

entrée libre

www.galerie-tem.fr


Ouvertures d'atelier d'artistes

 

Samedi 30  Mai de 13h00 à 23h00

Dimanche 31 Mai de 13h00 à 19h00

 

MJC des Trois Maisons - bâtiment atelier (ancienne école à côté de la MJC Trois maison)- 14 rue de Fontenoy - Nancy

N° 6 jaewoo park

 

http://www.lestroishuit.com


2014



 

 

 



Expostion à l'abbay des Prémontrés (pont-à-Mousson)


 

 

 

 

Expostion à l'abbay des Prémontrés (pont-à-Mousson)

Du 28 février au 27 avril 2014

Vernissage le jeudi 27 février à 18 h 30

L'exposition est ouverte tous les jours de 10 h à 18 h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du 28 février au 27 avril 2014
 
Exposition de Jaewoo PARK


 

 

Le Coréen JaeWoo Park est arrivé en Lorraine l’avant-dernier jour de 2002, sans connaître un mot de français. S’il a opté pour notre pays, c’est qu’il aimait ses philosophes, surtout Jean-Paul Sartre. Et s’il a choisi Nancy, c’est parce que cette cité est à l’échelle de Daegu, sa ville natale : « De taille moyenne, universitaire et un peu conservatrice, ce qui me convient ».
JaeWoo ne veut pas révolutionner la peinture. Il revendique « un regard non conceptualisé » et s’efforce d’« effacer » toutes ses intentions… sauf celle de peindre bien, « avec un œil vif » et, pour tout dire, dans la grande tradition des maîtres flamands et italiens de la Renaissance, ses mentors avoués.
Pour cela, il travaille sans relâche dans un minuscule atelier d’artiste, mal éclairé, mal chauffé, avec pour seul compagnon son ordinateur dont il reproduit, avec une fidélité n’excluant pas la poésie, les images qu’il a photographiées : rues de Nancy sous la pluie, escaliers enneigés, amis artistes saisis à l’improviste, membres de sa famille, modèles nus… « Bien sûr, je préfèrerais travailler le motif sur le terrain ou faire poser mes sujets pendant des mois, comme au quattrocento, mais il faut faire avec les moyens limités d’aujourd’hui ».
 
 
 
 
 
 
Ces contraintes ne l’empêchent pas de peindre à l’ancienne, en mélangeant soigneusement son huile de lin et son essence de térébenthine, plutôt que d’acheter des médiums tout préparés.
Le vrai défi est ailleurs : dans le geste  juste, les milliers de touches précises ajoutées les unes aux autres, qui finissent par se recouvrir tout en préservant leurs transparences : « Plus j’applique de couches, plus j’obtiens de la profondeur. Les glacis successifs donnent de la densité, de la lourdeur, même si le temps infini passé à peindre ainsi est un vrai gouffre financier, du fait de ma faible productivité ».
 
Maniaque de la perfection, Jae Woo Park n’a signé que cinq grands formats en trois ans : « Je rêve de la disponibilité du Caravage qui passait quatre ans sur une seule toile, ou de Vinci qui pouvait en retoucher une durant un quart de siècle ».
 
Pour ne pas frustrer les amateurs d’art provinciaux peu fortunés, il réalise également des petits tableaux d’une délicatesse exquise – notamment des portraits et des natures mortes – et se lance aujourd’hui dans le dessin, manière de retourner aux bases de son art exigeant et de le parfaire encore.
Découvrez le vite dans son terreau d’adoption, avant que les galeristes parisiens, enfin sensibles à son originalité, ne fassent exploser sa cote.      
            
Gérard Charut   
 

 

 

 

 

 


2013